Généalogie
Blason de la famille Clochey - © Shc 1990
de la famille Clochey
Accueil Histoire Arbre Recherches Contact
 
 

 Le nom de famille :

 L'étymologie :

Le nom Clochey ne désigne pas le clocher de l'église. Il tire son origine du verbe clocher, au sens de clocher du pied, boiter. Un des ancêtres de la famille était donc probablement boiteux, clochait du pied au XIIIe siècle, époque durant laquelle les noms de famille ont été progressivement créés et se sont généralisés en France.

La terminaison en -ey peut être révélatrice de l'origine franc-comtoise de la famille : elle se retrouve en effet très fréquemment dans les noms de villages de Franche-Comté (dont Frotey-lès-Vesoul).

 L'évolution :

Dans les registres, le nom Clochey n'est pas toujours transcrit de la même façon : on rencontre aussi les formes Clocher, Cloché et même Clauchey. L'acte le plus ancien trouvé à ce jour concernant la famille présente la forme Clocher.

D'une façon générale, durant les XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, les formes en -er, en -ey et en -é sont concurrentes et c'est seulement à partir de 1850 que la forme en -ey devient progressivement la seule et s'impose finalement au début du XXe siècle.

 Les migrations successives de la famille :

La famille est originaire de Franche-Comté, précisément du village de Velleguindry situé à près de dix kilomètres de Vesoul. Elle s'y trouvait en effet aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Le village de Velleguindry - © Shc 1990Une rue dans Velleguindry - © Shc 1990L'église de Velleguindry - © Shc 1990

En 1775, la plupart des Clochey émigrent à La Demie, un autre village situé à neuf kilomètres de Velleguindry mais plus proche de Vesoul. La famille y demeure pendant 78 ans.

La région de Vesoul au XVIIIe siècle (Carte de Cassini), avec Velleguindry au sud-ouest, La Demie à l'est et Frotey au nord-est - © Shc 1990

En 1853, une grande partie de la famille s'installe à Frotey-lès-Vesoul, sauf deux rameaux qui demeurent plus longtemps à La Demie (l'un s'installe ensuite à Bouhans-Lès-Montbozon puis à Cognières et l'autre à Valfroicourt).

La région de Vesoul et Frotey au XIXe siècle - © Shc 1990

A partir du début du XXe siècle, la famille se fragmente en diverses branches qui s'éloignent de plus en plus des lieux ancestraux; cependant, la majorité de ses membres habitent encore aujourd'hui la Franche-Comté ou les régions limitrophes.

 Les fonctions et les professions :

 Les échevins Clochey :

Deux membres de notre famille ont été échevins au village de Velleguindry, qui, en 1777, comptait 248 habitants dont 103 adultes :

– en 1754, François Clochey (de la ligne directe) :

Attestation de l'échevin François Clochey - © Shc 1990

« Nous Sousigné Eschevins De La Communautey de Velleguindry certifions que la présente [...] a estée tirée aud. present rôlle et elle s'est trouvé ce qu'aud. rolle ce que nous attestons veritable aud. lieux ce onzieme janviers de lannée mil sept cent cinquante quatre et nous somme signé. F. Clochey - Cl. Charpin. »

– en 1776, Jean Clochey (d'une ligne collatérale) :

Attestation de l'échevin Jean Clochey - © Shc 1990

« La présente Copie Est Conforme au role Ce qui Est Certifié et relevé par moÿ soussigné le huit feverier mil sept cent Soixante Seize. Jean Clochey echevin. »

L'échevin est un « magistrat municipal élu par les habitants » de la communauté (Cabourdin et Viard - Lexique historique de la France d'Ancien Régime). L'échevin semble aussi chargé de consigner la répartition de l'impôt dans les registres : au bas de chaque rôle d'impôt se trouvent toujours sa signature et l'attestation d'authenticité du document.

 Les métiers des Clochey :

La profession de nos lointains ancêtres était celle de laboureur. Le terme avait alors un sens différent de celui d'aujourd'hui : « Le laboureur est un paysan qui possède les moyens nécessaires et particulièrement le train de culture pour mettre en valeur les biens qu'il possède ou qu'il loue ».

« (...) [Ils] constituent la couche supérieure de la paysannerie, au-dessus des manouvriers. (...) Le laboureur moyen possède une charrue ou une demi-charrue, selon les moyens dont il dispose; il cultive une dizaine d'hectares; il entretient (...) [les animaux de trait] nécessaires pour l'attelage de labour; il élève deux ou trois vaches, quelques moutons et porcs; il habite une maison avec grange, écurie et étable » (ibid.).

Nos ancêtres étaient donc des agriculteurs qui avaient leur propre exploitation agricole. En 1776, Jean le vieil (fils de François et de Noëlle Bonamy) et Jean le jeune (fils de Jean Claude et d'Élisabeth Robert) avaient, à eux deux réunis, 32,5 journaux de champs, c'est-à-dire un peu plus de 11 hectares de champs.

Ils avaient également des chenevières (plantations de chanvre), des prés et du bétail : à titre d'indication, en 1774, Jean le vieil avait deux bœufs, une vache, deux génisses et sept moutons; Jean le jeune, quant à lui, possédait deux bœufs, deux vaches et six moutons.

A partir du XIXe siècle, les professions sont plus variées. Alors qu'auparavant tous les membres de la famille avaient la profession de laboureur, au XIXe siècle de subtiles distinctions s'établissent : désormais, il y a des cultivateurs propriétaires (ceux-ci ayant tendance à oublier le premier terme de leur profession…), de simples cultivateurs, des vignerons et des manouvriers.

Au XXe siècle, la diversité des professions devient bien sûr encore plus grande.

 L'a b c :

L'analphabétisme est difficile à mesurer pour les XVIIe et XVIIIe siècles : les curés successifs n'avaient pas l'habitude de demander la signature des différents témoins. Toutefois, les registres de l'état civil (qui commence à la Révolution) révèlent que la plupart des Clochey savent signer.

Voici quelques exemplaires de signatures au tournant du XIXe siècle : les quatre frères Joseph, Claude, Jean Etienne et Pierre, fils de Jean Clochey et d'Etiennette Duhet. Cliquez sur chaque image pour les situer sur l'arbre généalogique.

Signature de Joseph Clochey [1768 - 1822] - © Shc 1990Signature de Claude Clochey [1774 - 1852] - © Shc 1990Signature de Jean Étienne Clochey [1785 - 1834] - © Shc 1990Signature de Pierre Clochey [1790 - 1859] - © Shc 1990

L'éducation des filles semble avoir été plus négligée : on trouve plusieurs fois des « illetterées » aux XVIIIe et XIXe siècles (indication que je n'ai pas trouvée pour les hommes). On peut supposer que François et Jean Clochey, qui ont été échevins à Velleguindry, devaient au moins savoir écrire et compter.

Haut de page