L  E     S  I  T  E     D  E    S  T  É  P  H  A  N  E     H  O  Ë  L     C  L  O  C  H  E  Y
L'adn :
Origines
La matière grise :
Études
Le nez :
Senteurs
La main :
Savoir-faire
La langue :
Goûts et échanges
L'oreille :
Musiques et sons
L'œil :
Plaisirs visuels
L a   l a n g u e   :   G o û t s   e t   é c h a n g e s

@ ©
®

 
 

La langue, mais aussi la bouche, évoquent bien des choses différentes. La bouche a d’abord été « inventée » pour nous permettre de nous alimenter. À l’intérieur, nous trouvons les dents faites pour mastiquer tout ce que nous mangeons tous les jours et la langue elle-même qui a pour première fonction d’aider à la déglutition.

A ce propos, je vais donc parler un peu des repas et plats que j’aime.

 

La bouche
pour avaler
des mets

 

D’une manière générale, j’aime les repas qui ont longtemps mijoté dans la casserole où les saveurs ont lentement mûri pour s’épanouir ensuite dans chaque bouchée.

J’aime ainsi beaucoup ce plat que confectionne ma belle-mère, le chicken pie, où le poulet prend une saveur indescriptible sous la croûte qui le protège pendant toute la cuisson.

  Le chicken pie
 

De ma grand-mère, je retiens son pot-au-feu, qu’elle réussit à merveille, en multipliant les petits plats accompagnant la viande.

Il y a bien sûr le bouillon qui en résulte, mais aussi les légumes qui ont mitonné ensemble pendant des heures et les innombrables salades que ma grand-mère sait préparer avec art.

  Le pot-au-feu
 

Je dois aussi parler du gâteau au chocolat de ma grand-mère, qui est devenu légendaire dans la famille.

Sachant le « rater » comme il faut, c’est-à-dire arrêtant sa cuisson avant l’heure due, elle parvient à lui donner un goût de cookie succulent.

  Le gâteau
au chocolat
 

Mais, essayons d’appréhender la bouche à un autre niveau. Elle est en effet composée de deux lèvres, toujours prêtes à exprimer leur humeur à leur vis-à-vis, avec une infinité de nuances, depuis la moue jusqu’au sourire le plus franc.

La bouche est donc ce qui nous permet d’échanger des sentiments avec les autres.

  La bouche
pour échanger
des mots
 

C’est d’autant plus vrai qu’elle renferme la langue avec laquelle, grâce aux cordes vocales, nous pouvons parler, communiquer avec les autres êtres humains et, parfois, avec les animaux ou le monde qui nous entoure. Il y a donc lieu de parler ici de l’amitié, comme un des liens favorables à la communication humaine.

J’ai toujours eu peu d’amis, mais ce furent des amis très proches.

  Amitiés
 
Lorsque j’étais lycéen à Thann puis étudiant à Strasbourg, j’ai eu une excellente amie, Anne. Nous avons eu pendant plusieurs années de nombreuses conversations, qui partaient souvent de sujets esquissés en cours de philosophie et qu’il nous tenait à cœur de développer davantage. Ces débats semi-philosophiques se poursuivaient souvent dans des lettres interminables que nous nous échangions régulièrement.
  Anne
 

A Paris, c’est avec Xavier que j’ai continué de telles conversations. D’une façon générale, je n’ai jamais eu de goût pour les grandes bandes d’amis et j’ai toujours préféré les tête-à-tête qui permettent souvent un véritable échange et une plus grande sincérité.

Je crois que c’est ce que j’ai pu trouver chez Xavier, grâce à son calme et sa simplicité de caractère.

  Xavier
 

À Thessalonique, en Grèce, un Belge flamand, Franck, et une Portugaise Maria José m’ont beaucoup apporté grâce aux conversations que nous développions avec passion sur la linguistique, mais aussi sur la Grèce en général.

Ils m'ont ouvert des horizons grâce à leurs points de vue, d'Occidentaux à nouveau, mais décalés par rapport à ceux dont j'étais nourris.

 

Franck

Maria José

 

Stefanos, pour sa part, m'a offert une grande joie : celle de partager un Noël grec au milieu de sa famille, à l'occasion de plusieurs rencontres chez l'un ou l'autre de ses parents.

J'ai pu ainsi connaître les us et coutumes ordinaires pour cette fête, mais aussi goûter l'ambiance particulière de ces réunions familiales en Grèce.

  Stefanos
 

Quant à Pascale, elle était à l’époque dans la même situation que moi : elle était une étudiante française de la section de grec moderne de l’Université Paul Valéry de Montpellier et était venue à Thessalonique dans le cadre du programme européen Erasmus. J’ai eu avec elle une forte amitié qui a continué encore après son départ de Grèce. Elle est même revenue un été et nous avons découvert ensemble les confins de la Grèce, en allant jusqu’à Alexandroupoli, en Thrace.

 
Pascale
 

L’année suivante, le bref séjour de l’Italien Mauro m’a permis de faire mes premiers petits échanges en italien et de découvrir la culture de son pays.

Rose-Marie est une amie très chère, qui, grâce à son caractère souvent débridé, a su m'aider lorsque cela s'est avéré nécessaire, et créer, par sa forte présence, de très agréables moments de joie.

 

Mauro

Rose-Marie

 

J’ai aussi connu Claus, un Allemand. Il a été le premier avec qui je pouvais avoir des conversations à peu près suivies en grec.

C’est avec lui que j’ai fait mon premier voyage en Grèce : je garde un souvenir enchanteur de cette escapade d’une semaine en Crète où le printemps venait juste de s’épanouir dans la nature en fleur.

  Claus
 

Spyros et Pantelis sont deux frères que j'ai connus à l'époque de leurs études à Thessalonique.

Ils m'ont tour à tour offert leur amitié en me recevant chez eux puis chez leurs parents même à Serrès. À une époque où je maîtrisais encore mal la langue, ils ont été les premiers à avoir la patience d'engager avec moi de bien belles conversations en grec.

 

Spyros

Pantelis

 

Pendant six mois, en 1997, j’ai eu Sebástian, un Italo-argentin, comme colocataire. Sa présence a eu une grande importance pour moi. C’est une personne avec une force de caractère très grande qui m’a beaucoup influencé.

Il était très porté sur la philosophie, mais aussi sur les langues (il parlait italien, espagnol, anglais, allemand et français).

  Sebástian
 

Nous avions ainsi de très riches dialogues où il montrait toujours une très grande intelligence et une dextérité à laquelle il était souvent difficile de se mesurer. Nous avions d’ailleurs des conversations quelque peu surréalistes pour les autres qui nous entendaient, car lui parlait toujours en italien et moi toujours en français, ce qui faisait de nos échanges un vrai dialogue entre les deux langues.

  Langues
en débandade
 

C’est ensuite Apostolos qui m’a offert et m’offre encore aujourd’hui beaucoup, en particulier grâce à la fantaisie de son caractère et par la créativité dont il fait montre à chaque occasion.

Le moins que je puisse dire est que l'on ne peut que prendre un grand plaisir à sa compagnie !

  Apostolos
 

Enfin, il y a bien sûr l’étudiant chinois, Duan Lian, qui m’enseigne sa langue depuis plusieurs années.

Avec lui, c’est tout un monde que l’on découvre : chaque parole qu’il prononce est le signe d’une étrangeté mystérieuse, qui à la fois inquiète et attire.

  Duan Lian
 

Mais la langue, c’est aussi l’instrument par lequel nous nous exprimons, c’est-à-dire le langage concret que nous utilisons tous les jours.

Ma langue maternelle est, bien sûr, le français. C’est une langue que j’ai appris à aimer, notamment par opposition à l’environnement alsacien où je vivais.

 

La bouche
pour tirer
sa langue

Compétences
linguistiques

 

Sachant que tout outil peut se rouiller quand on ne l’utilise pas, je me dois maintenant en Grèce de cultiver constamment le français, pour maintenir ce contact avec cette langue et acquérir le vocabulaire qui sans arrêt évolue.

Le français est en effet aujourd’hui, après l’anglais, la langue qui évolue le plus vite et qui crée le plus rapidement de nouveaux mots.

  Le français
 

La langue étrangère que je connais le mieux est le grec moderne. C’est bien naturel : je vis en Grèce depuis bien longtemps et j’ai fait des études en lettres grecques. Mon niveau en grec est quasiment arrivé au niveau de celui de ma langue maternelle : j’ai sans problème accès à la langue écrite dans n'importe quel domaine que ce soit (presse écrite, économie, littérature, etc.). Au niveau oral, je comprends les autres et m’exprime aussi spontanément qu’en français.

  Le grec
 

Par rapport au grec, je n’ai évidemment pas eu la possibilité d’avoir la même pratique quotidienne en anglais.

Mais j'ai une bonne connaissance générale de cette langue et suis particulièrement bon en ce qui concerne les traductions de textes en langue générale ou spécialisée.

  L'anglais
 

M’intéressant aux langues en général, j’ai développé des connaissances souvent assez poussées concernant leur structure ou leur grammaire, mais parfois insuffisantes en vocabulaire, notamment pour m’exprimer à l’oral ou à l’écrit.

Cependant, ces notions me permettent le plus souvent de comprendre les textes et de les traduire.

  Compréhension
écrite
 

Dans le cas de l’italien et de l’espagnol, les parentés et les similitudes avec le français contrebalancent mes manques et je suis assez familiarisé avec ces langues pour comprendre et traduire correctement un texte en langue quotidienne ou spécialisée.

En portugais et en allemand, je le puis aussi, mais avec plus de difficulté car j'ai souvent besoin d’un dictionnaire.

  Autres
langues
 

A présent, je me trouve en phase d’apprentissage pour le chinois et le russe.

Je suis des cours particuliers dans les deux cas, pour le chinois depuis plus de trois ans et pour le russe depuis plus récemment. Ce sont des langues qui m’ont toujours attiré : j’en avais déjà acquis quelques rudiments dans mon adolescence. J’arrive à présent à lire des textes simples (sinon simplistes) et à dire des choses de la vie quotidienne en chinois.

 

Le chinois

À lire :
Wu Mingshi

Chanson du berger

 

En russe, la lecture progresse petit à petit mais des efforts sont encore nécessaires, ainsi que pour l’expression orale.

Que les langues demandent de temps et de labeur ! Mais elles ouvrent aussi les horizons : en s’initiant à d’autres sons et à d’autres mots, on modifie, en fait, sa façon de penser, on change même sa personnalité, on devient autre… tout en découvrant les autres et en apprenant à aimer leur étrangeté.

 

Le russe

À lire :
A. Pouchkine

Matin d'hiver