L  E     S  I  T  E     D  E    S  T  É  P  H  A  N  E     H  O  Ë  L     C  L  O  C  H  E  Y
L'adn :
Origines
La matière grise :
Études
Le nez :
Senteurs
La main :
Savoir-faire
La langue :
Goûts et échanges
L'oreille :
Musiques et sons
L'œil :
Plaisirs visuels
L a   m a t i è r e   g r i s e   :   É t u d e s

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J'ai commencé à dessiner mes premières lettres à l'école maternelle de la rue du Village-neuf à Mulhouse, une école qui me plaisait beaucoup par son rose bonbon appétissant…

Je n'en ai plus beaucoup de souvenirs, évidemment. Mais je me rappelle ma première « maîtresse » avec ses cheveux en broussaille, puis la directrice que j'ai eu ensuite, une fois admis parmi les « grands ».

 

1974 - 1976
École maternelle
rue du
Village-neuf
- Mulhouse -

 

Ensuite, c'est à l'école Freinet de Mulhouse que j'ai appris à compter et écrire. Une école toute blanche et moderne dans son architecture. Là-bas, j'ai commencé à me passionner pour la langue et la grammaire : j'étais pris de rêverie devant toutes les catégories grammaticales que l'on me faisait découvrir avec toutes les subdivisions inimaginables : sujet, complément d'objet direct, complément d'objet indirect, proposition subordonnée de condition introduite par…

  1976 - 1981
École primaire
Freinet
- Mulhouse -
 

J'ai aussi détesté les textes à apprendre par coeur et surtout à réciter devant toute la classe.

Je montrais déjà mes points faibles, avec le calcul mental qui me faisait sombrer dans un brouillard opaque d'où je ne parvenais à sortir qu'avec la cloche salvatrice marquant la fin de la classe.

  Les récitations
et calculs mentaux
abhorrés
 

Puis, le collège Kennedy de Mulhouse m'a ouvert d'autres horizons. Dans ce collège, mon arrière-grand-mère, Suzanne Rébert, avait déjà été scolarisée, à la fin du XIXe siècle…

Elle racontait que, derrière l'établissement, il y avait des vaches qui paissaient dans un pré; à mon époque, je voyais bien encore une pelouse, mais l'endroit était construit de partout : on était en pleine ville !

  1981 - 1986
Collège Kennedy
- Mulhouse -
 

C'est pendant ces années-là que j'ai commencé à me différencier fortement des autres, à la fois physiquement (par ma silhouette allongée, toute en hauteur) et mentalement.

Durant cette période, je professais que le silence était d'or et ne parlais que lorsque l'on m'interrogeait, et encore avec peine.

  L'adolescence
 

Au collège, j'ai abordé les langues étrangères.

Après une initiation à l'école primaire, c'est véritablement au collège que j'ai commencé l'allemand, langue que j'ai continuée jusqu'au lycée. C'est une langue que je n'ai pas appris à aimer, car, parlée dans des pays trop proches du lieu où j'habitais, elle manquait foncièrement d'attraits. Deux ans plus tard, j'ai commencé aussi l'anglais qui ne m'a pas non plus particulièrement enchanté.

 

Découverte
des langues

L'allemand
et l'anglais

 

Je souhaitais également apprendre le grec ancien, et non le latin. Mais les professeurs m'ont refusé l'accès à ce cours, sous prétexte que mes résultats n'étaient pas assez probants. Je n'ai donc pu malheureusement me mettre au grec ancien qu'à partir du lycée. J'ai donc dû suivre le cours de latin. Au départ je n'avais aucune envie de l'étudier, mais à partir de la deuxième année je me suis mis soudain à l'apprendre avec énormément d'enthousiasme et de plaisir.

 

En attendant
le grec ancien…
le latin

 

Je suis même devenu le meilleur de la classe en latin, ainsi que dans d'autres matières, notamment en français et en orthographe où j'excellais. À l'école primaire, j'avais beaucoup aimé les textes libres que l'on nous donnaient à composer. J'aimais beaucoup moins les « rédactions » au sujet imposé, qui souvent contraignait ma fantaisie. Au collège, la rédaction est devenue dissertation, sans pour autant que le sens de l'exercice changeât beaucoup, mais malgré le manque d'entrain j'arrivais à y faire bonne figure.

  Orthographe
et dissertations
 

Puis vinrent les années de lycée à l'établissement Scheurer-Kestner de Thann. J'ai vécu ce déplacement dans cette ville, suite au déménagement de mes parents, comme un véritable exil. Il a fortement nourri en moi l'envie de partir ailleurs, ailleurs et loin.

J'étais bon élève d'une manière générale, en particulier durant les deux dernières années où j'ai pu me spécialiser en lettres et en langues (A2).

  1986 - 1989
Lycée
Scheurer-Kestner
- Thann -
 

Mais, bien que souvent très bon, sinon le meilleur dans certaines disciplines (français, latin, grec ancien), je me comportais en même temps comme un cancre. Depuis le collège, il m'arrivait de faire l'école buissonnière, mais c'est devenu beaucoup plus fréquent au lycée. Cette école buissonnière était d'ailleurs très studieuse : je passais ces heures dans les bibliothèques (quand j'étais encore au collège de Mulhouse) ou, ensuite, au C.D.I. du lycée.

 
Les bibliothèques
buissonnières
 

Je passais aussi énormément de temps à la bibliothèque du lycée pendant les nombreuses heures où j'attendais le bus de retour à la maison.

Je préférais toujours rester au C.D.I. à fouiner parmi les livres, à découvrir des ouvrages tout poussiéreux que personne n'avait ouverts depuis des années, à lire tranquillement tout ce qui me tombait dans la main.

 

Le C.D.I.
du lycée

 

En 1989, j'ai passé mon baccalauréat, où j'ai obtenu la mention « bien ».

En français, en latin et en grec, j'ai eu, à ma grande surprise, des notes excellentes, proches du vingt, qu'en France on donne plutôt avec parcimonie.

  1989
Baccalauréat
série A2
 

L'année suivante, j'ai été admis en classe préparatoire de lettres au lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg.

Les deux années que j'y ai passées de 1989 à 1991 ont été particulièrement pénibles, car le système est basé sur une compétition acharnée à laquelle on ne parvient à faire face que si l'on a une psychologie particulièrement endurante. Je crois que je ne l'avais pas.

 

1989 - 1991
Classe
préparatoire
Lettres
Lycée Fustel
de Coulanges
- Strasbourg -

 

Grâce à un long séjour chez ma grand-mère, j'ai eu le temps de réfléchir : alors que j'étais très orienté vers le passé (avec les langues anciennes et la conservation de l'écrit, par exemple), des changements se sont imperceptiblement opérés en moi. Je me suis ainsi tourné petit à petit vers le présent : j'ai commencé cette année-là à m'intéresser au grec moderne et à la Grèce contemporaine. Cette réflexion a abouti à mon entrée à l'institut national des langues orientales (Inalco ou Langues'O) à Paris en 1992.

  1992 - 1993
Dulco 1
Grec moderne
Inalco
- Paris -
 

Mais l'obligation de travailler pour subvenir à mes besoins m'a obligé l'année suivante à poursuivre dans la même voie à l'université Paul-Valéry de Montpellier qui était le seul établissement qui assurait un cursus complet par correspondance en langue et civilisation néohellénique. Cette formule me permettait de combiner plus facilement travail à Paris et cours en parallèle. Je n'avais à aller à Montpellier qu'une fois par an pour les examens finaux.

  1993 - 1997
D.U.
Langue et
civilisation
de la Grèce
moderne
- Montpellier -
 

Avec ces cours, j'ai progressivement découvert la Grèce présente.

J'avais plusieurs cours sur l'histoire de la Grèce, depuis la prise de Constantinople par les Turcs jusqu'au XXe siècle.

Parallèlement, j'ai appris la géographie physique, humaine et économique de la Grèce contemporaine.

  À la découverte
de la Grèce
moderne
 

Des cours de civilisation abordaient aussi certains aspects spécifiques : la littérature grecque moderne, la musique, les minorités en Grèce, la question chypriote, les problèmes de voisinage avec la Turquie et l'ex-République yougoslave de Macédoine, etc. Les cours de langue étaient particulièrement importants dans ce cursus : j'ai dû progressivement adapter mes connaissances de grec ancien à la langue d'aujourd'hui. La joie était grande de pouvoir parler petit a petit une langue vivante.

  Les cours
de Montpellier
 

Malgré cela, je sentais que les cours, quoique très bien faits, ne me permettaient pas d'atteindre un niveau satisfaisant, parce qu'il s'agissait justement de cours par correspondance. C'est ainsi qu'a germé l'idée et que s'est imposé la nécessité d'effectuer un séjour en Grèce pour parfaire mes connaissances. Les professeurs encourageaient eux-mêmes les étudiants à aller sur le terrain, afin de découvrir de visu la civilisation néohellénique.

 

Projet de séjour
linguistique
en Grèce

 

Après les deux premières années à l'université de Montpellier (1993 – 1994 et 1994 – 1995), je me suis concerté avec la responsable de la section de grec moderne pour organiser un séjour dans le cadre du programme européen Erasmus. En raison de l'existence d'accords entre les deux universités, c'est la ville de Thessalonique dans le nord de la Grèce qui a été choisie pour mon séjour. Il est certain que, quand on a passé plus de deux ans à étudier un pays, sa langue et sa culture, un tel voyage prend des dimensions féeriques.

  1995 - 1997
Programme
Erasmus
- Thessalonique -
Grèce
 

Après un longue préparation, le rêve est donc devenu réalité et je suis arrivé à Thessalonique le 3 novembre 1995. Le séjour Erasmus m'a permis de suivre des cours de langue (notamment à l'école de grec moderne), mais aussi des cours de littérature et de linguistique à l'université Aristote, tout en restant rattaché à l'université de Montpellier. A la fin de l'année, ma professeure est venu de France pour faire passer les examens à tous les étudiants Erasmus de Thessalonique. Je les ai réussis sans encombre.

  1995 - 1996
École de grec
moderne
- Thessalonique -
Grèce
 

À Thessalonique, je me suis rendu compte assez rapidement que huit mois de contacts avec la Grèce ne seraient pas suffisants pour atteindre un bon niveau en grec et pour connaître ce pays.

À l'occasion de mes examens en 1996, j'ai donc exprimé le désir de rester une année supplémentaire dans les mêmes conditions du programme Erasmus. Cela a été accepté.

  Décision
pour une
2e année
à Thessalonique
 

Pendant l'année suivante, j'ai continué à suivre librement des cours à l'université Aristote de Thessalonique, principalement sur la poésie néohellénique et sur la traduction de textes littéraires. Alors que les cours de Montpellier étaient plus particulièrement orientés vers la langue, l'histoire et la géographie de la Grèce, j'ai commencé à m'intéresser de plus près à la littérature néohellénique, tout en gardant ma passion pour l'étude de la langue grecque.

  1996 - 1997
Université
Aristote
- Thessalonique -
Grèce
 

L'année s'est déroulée avec succès : en effet, lors des examens organisés à nouveau dans les locaux de l'institut français de Thessalonique par ma professeure de Montpellier, j'ai pu obtenir le diplôme universitaire en langue et civilisation néohelléniques, qui consacrait la fin de mes études à l'université Paul-Valéry de Montpellier (juin 1997).

 

1997
DU
en langue
et civilisation néohelléniques

 

Ces deux années passées à Thessalonique m'ont donné envie d'y rester et surtout de renforcer mon orientation vers les lettres et la linguistique helléniques.

J'ai donc décidé en 1997 de m'inscrire au cursus normal de la faculté de philologie hellénique de l'université Aristote à Thessalonique, où j'ai suivi de nombreux cours jusqu'en 2004.

 

1997 - 2004
Université
Aristote
- Thessalonique -
Grèce